École de danse, cours de Salsa à Marseille 13006


La Salsa

La Salsa cubaine est une danse festive par excellence. On peut la danser partout, dans des endroits les plus insolites et même à la plage. Dans ce cas, sur du sable, il est difficile d'être en musique et la technique n'est pas vraiment au rendez-vous. Cependant le plaisir est toujours présent..

Le mot espagnol SALSA signifie tout simplement "sauce" et il a commencé à être utilisé dans les années 70. 

Celle-ci est à présent pratiquée dans toutes les grandes villes du monde, dans les boîtes de nuit, les bars, les restaurants et aussi à l'extérieur notamment lors de festivals.

La musique de la Salsa correspond à un mélange de musiques latino venant principalement de Cuba avec une forte influence de la culture des Caraïbes.  

Ce sont les Portoricains et les Cubains de New York qui lui ont donné le nom de Salsa. Elle prend naissance dans le "son" cubain, style musical né après la guerre d'indépendance de Cuba.  

La SALSA peut se danser de plusieurs manières. Dans un même style on trouve encore des variantes, comme notamment la façon de danser le premier pas sur le "1" ou le "2" de la musique. 

Dans la Salsa cubaine les couples se déplacent sur des arcs de cercle. Les figures sont codifiées ce qui permet de les danser en groupe, en Rueda (roue). Les couples changent de figure et/ou de partenaires en suivant les directives d'un annonceur dans le groupe.

La Salsa portoricaine comprend de très nombreuses figures avec de multiples rotations principalement exécutées par les danseuses. Elle emprunte beaucoup au Mambo (on parle parfois de Mambo relooké ou Salsa-Mambo) et intègre des figures et actions de la Salsa cubaine et colombienne.

Notre école de Salsa à Marseille propose des cours réguliers de Salsa Cubaine et Portoricaine. Les cours de Salsa colombienne sont organisés sous forme de stages en week-end se déroulant généralement à Marseille, ou dans ses environs.  

Création de notre école de Salsa à Marseille

Michel EGEA, Champion de France Professionnel, professeur de salsa, rock, tango argentin... Michel EGEA
Directeur du club

Studio 2000 à été créé en 1980. Michel EGEA notre professeur, technicien spécialisé en danses latino-américaines et de salon fut un initiateur qui proposa des leçons collectives hebdomadaires de Salsa dans notre ville dès 1992.

Ses cours à cette époque portaient uniquement sur de la Salsa Portoricaine.

Afin de répondre à une demande nouvelle, il incorporera à son enseignement des stages de Salsa colombienne, à partir de 1992 et 1995.

À partir de 2001 ses cours collectifs se sont essentiellement orientés vers les styles Cubain et Portoricain.

Au lieu de cloisonner les méthodes notre professeur œuvre au contraire pour que nos adhérents soient aussi à l'aise dans les deux styles. Cela se nomme la Salsa mixte. Ce système confère à tout salsero la possibilité de s'exprimer dans toutes les soirées Salsa et avec tout(e) partenaire.

Salsa cubaine

On la dit plus festive que la Portoricaine mais aussi plus facile pour les débutants. On la prétend aussi plus brouillon et moins précise, ce qui est très réducteur car toute danse est brouillonne lorsqu'on la pratique mal. 

En fait, la Salsa Cubaine est la Salsa dite  "populaire", la "Salsa de base". Ce style est très répandu en France  en raison de la diaspora cubaine vivant dans notre pays. La Salsa cubaine semble plus facile mais en l'étudiant à niveau plus avancé on découvre toute sa richesse et ses subtilités.

Ce qui est certain c'est qu'elle est basée sur l'amusement, que les figures s'emboîtent facilement entre-elles et qu'il est facile de récupérer sa danse si l'on rate l'exécution d'une figure. 

En résumé, en cas d'erreur de guidage ou de mauvaise compréhension de la partenaire, le danseur s'en sort plus facilement et enchaîne sur autre chose de manière fluide. La Salsa cubaine permet donc à des débutants de se défouler et de s'éclater sans trop de stress. On peut y intégrer de nombreuses figures de technique portoricaine et vice-versa.

Salsa portoricaine

On la prétend plus stylée et plus stricte que la cubaine. À notre avis c'est vrai pour les danseurs confirmés car c'est une Salsa riche en technique, proche des danses latines de salon dans sa structure. 

Si on l'aborde de manière simple et naturelle, sans faire exécuter trop de tours multiples pour la danseuse et sans gestes maniérés qui sont ridicules pour les débutants, elle est aussi abordable et agréable à danser pour eux que la Salsa cubaine.

C'est d'ailleurs ce que nous faisons dans notre école. Nous mélangeons des figures des deux types pour le plus grand bonheur de nos élèves, lesquels deviennent alors des danseurs complets.

La Salsa portoricaine inclut ne nombreux jeux de jambes (shines) ce qui donne une grande liberté d'expression aux couples de danseurs. D'autre part, en raison de son nom, contrairement à ce que pensent beaucoup de personnes, la Salsa portoricaine vient des USA et non de Porto Rico.  

Salsa colombienne

Elle est très répandue en Amérique latine et très peu dansée en France. Elle se caractérise par un haut du corps bien placé et détendu pendant que les pieds exécutent un nombre important de jeux de jambes très rythmiques, complexes et précis.

De nombreux pas se dansent en miroir. L'esthétique et la rythmique sont les points les plus importants en Salsa colombienne et les figures en nombre assez limité.

Alors, Salsa cubaine ou portoricaine ?

Tous les formes de Salsa sont intéressantes et dans nos cours à Marseille nous mettons tout en œuvre pour en rapprocher autant que possible les différents styles. Ceci ouvre nos élèves marseillais aux différents aspects de la Salsa et leur permet de danser avec tout le monde dans les soirées.

Nous rejoignons en ce sens ce que décrit l'excellent article ci-dessous, paru sur le site www.SalsaFrance.com


Pour en finir avec le clivage Cubaine/Portoricaine

Par Jack "El Oso"

"Tu danses Cubain ou Portoricain ? Sur le '1' ou sur le '2' ?"
Danseurs et danseuses de Salsa, si vous n'avez jamais entendu cette phrase, c'est que vous ne sortez pas souvent danser à Paris ces derniers temps. Et pour ceux qui débutent et apprennent à danser, c'est encore pire : à peine avez-vous appris les rudiments que l'on insiste pour vous classer dans l'une de ces deux catégories. Salsero, choisis ton camp !

Cubanisants et Portochosiens ont ainsi leurs soirées de prédilection, dans des lieux différents, voire dans les mêmes lieux, mais pas le même jour de la semaine. Lorsque vous arrivez dans une boite de Salsa, les habitués guettent vos premiers pas de danse, vos premières passes, pour vous classer irrévocablement et irrémédiablement dans un camp ou dans l'autre. Vous dansez Cubain ? N'allez pas inviter une portochosienne. Râteau garanti. Vous dansez Portoricain ? N'allez pas dans une soirée à "tendance" cubaine, vous allez rester assis toute la soirée.

Moi, je dis "STOP !". Certes, j'ai moi-même des préférences : j'aime la "Portoricaine", j'aime danser sur le "2", j'aime faire des shines (jeux de pieds, pour les non-initiés). Cela dit, je ne peux pas concevoir que cela puisse m'empêcher de danser avec qui que ce soit, quel que soit son style, ou l'école dans laquelle elle a appris les bases ! Je ne compte plus les regards ébahis, et les copains qui me disent : "Wouah ! Tu as dansé avec Une-telle. Pourtant elle danse Cubain..." ET ALORS ? Non à l'apartheid de la Salsa ! Je pense qu'il est temps de remettre les pendules à l'heure.

La distinction entre la "Cubaine" et la "Portoricaine" part d'une réalité : il y a différentes façon de danser la Salsa. En effet, la musique se transmet par les ondes radio, les disques, et les K7, et voyage donc facilement. Par contre, la façon de danser sur cette même musique a, dans la plupart des cas, été largement l'invention des diverses populations où cette musique a été / est toujours populaire.

Ce n'est que très récemment que des professeurs ont commencé à voyager et à enseigner leur façon de danser dans d'autres pays. La danse de la Salsa s'est donc développée de façon très différente dans différents pays et régions, et chacun danse de la façon dont il l'a vu dansée par la majorité des danseurs de son pays / de sa région.

Cela dit, si l'on peut comprendre que par ignorance de ces différences, on puisse considérer que la seule façon correcte de danser la Salsa est celle que l'on a apprise (que ce soit dans la rue, avec ses frères et sœurs, ou dans une structure d'école) et qui est dansée par les autres danseurs de son pays, en France, par contre, nous n'avons pas cette excuse. Nous avons la chance, ici, d'être en présence de plusieurs styles distincts.

Ces différences sont une richesse, et ne devraient, à mon humble avis, pas être source de rivalités et clivages en tous genres. Ce type de comportement va, je pense, totalement à l'opposé de l'esprit festif et bon enfant que véhicule la Salsa.

Il faut en outre savoir que "Cubaine" et "Portoricaine" sont des appellations largement réductrices, dont l'usage est limité à la France. En effet, si la jeune génération cubaine danse ce qu'elle appelle le "Casino" d'une façon fort similaire à ce que l'on appelle ici "Cubaine", il n'en est rien des danseurs des générations précédentes, et je pense tout particulièrement de ceux de la province d'Oriente, à Cuba, qui dansent souvent d'une façon que l'on qualifierait sans hésiter à Paris de "Portoricaine".

Quant à la "Portoricaine", dans le sens où il est employé dans nos contrées, c'est un terme générique qui regroupe plusieurs styles de danse, dont le Mambo (ou Salsa new-yorkaise), le style de Los Angeles, celui de Porto Rico, et de façon générale celui dansé par les communautés hispanophones d'Amérique du Nord. Je me rappelle encore de l'air ébahi de Luis Vazquez, mexicain, et de sa femme Joby, dominicaine, lors de leur passage à Paris en 1998, quand ils ont entendu leur style qualifié de "Salsa portoricaine".

Enfin, ce qu'il ne faut jamais oublier, c'est que la danse existait avant que l'on se mette à la décortiquer et à la codifier. La codification, qui a forcément quelque chose d'arbitraire, a un but : celui de transmettre, par le biais de l'enseignement, un savoir. Tout comme le langage que l'on analyse afin d'en tirer des règles de fonctionnement que l'on appelle grammaire, dans le but ultime d'enseigner ce langage à d'autres, la danse existe par elle-même, est une réalité, et tout comme dans la langue, dans la danse l'usage s'impose et finit toujours par prévaloir sur les règles que l'on a fixées à partir de cette dernière.

Cela signifie que rien n'est immuable ou incorrect en danse, à partir du moment où l'on arrive a danser ensemble. Et que l'on danse Cubain, Portoricain ou Norvégien, sur le 1, le 2, ou le trois et demi, tant que l'on communique et que l'on s'entend, il n'y a rien à dire. C'est mon avis et je le partage.

Je ne saurais finir ce petit article sans un mot pour la communauté colombienne de Paris, qui a introduit la Salsa en nos contrées bien avant la "vague latino" actuelle, et que l'on oublie parfois dans ces débats de style. La Salsa colombienne existe bel et bien, autant en musique qu'en danse, et je dirais même qu'elle est largement majoritaire : il suffit de regarder autour de soi dans les grands concerts de Salsa à Paris.
Alors arrêtons donc de classifier et d'étiqueter les uns et les autres, et dansons un peu, que diable !
 

Jack "El Oso"  


Quelques explications …

Danser "sur le 1" ou "sur le 2" : ce technicisme désigne le temps de la mesure musicale sur lequel on change de direction dans son pas de base. En d'autres termes, danser "sur le 1" signifie danser sur le temps, et "sur le 2", danser sur le contretemps. En Mambo (que l'on appelle aussi Salsa new-yorkaise), on danse généralement "sur le 2", donc sur le contretemps. C'est également le cas pour le son cubain. En Salsa cubaine, on danse "sur le 1" ou, plus souvent, "sur le 3". À Los Angeles, "sur le 1"…

Cubaine / Portoricaine : termes génériques employés en France pour désigner deux grandes "familles" dans les différents styles de Salsa. En Salsa "Cubaine", la danseuse danse généralement de façon circulaire autour du danseur, en se déplaçant constamment, y compris pendent ses tours. La Salsa cubaine, c'est également la Rueda, où plusieurs couples dansent en formant un cercle et en changeant de partenaires. La Salsa "portoricaine" se danse plutôt en déplacements linéaires ; la danseuse fait le plus souvent des tours sur place, avec parfois plusieurs tours de suite ; enfin, dans certains styles comme la Salsa new-yorkaise, danseurs et danseuses font énormément de jeux de pieds, que l'on appelle shines.
 

Remarque :

Depuis la publication de cet article, des musiciens nous ont signalé que même si l'on dit effectivement en espagnol "bailar a contratiempo" (danser à contre-temps), notamment à Cuba, il est bon de préciser que c'est un abus de langage, puisque d'un point de vue musical, le "2" n'est pas un contre-temps, mais un temps "faible". Un contre-temps, pour schématiser, ce serait le "et" lorsque l'on compte "1 et 2 et 3 et 4".  

Cet article est paru sous une forme abrégée dans le numéro d'Avril 2001 du Radio Latina Magazine
 

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Que signifie bien danser ?