Parité dans les métiers de la danse

Place des femmes dans les métiers de la danse

A la lecture de documents publiés par L’Observatoire des inégalités entre femmes et hommes, établis par le Ministère de la culture et de la communication, nous avons découvert que de grandes inégalités entre les hommes et les femmes se manifestent sous divers aspects dans le monde de la culture et, en ce qui nous concerne, dans celui de la danse,

 Alors que les femmes sont surreprésentées dans l’apprentissage de la danse, dans toutes les disciplines, dès que l’on accède à des postes de hautes responsabilités, la part des femmes reste faible.

Que ce soit au ministère de la culture, dans des structures subventionnées de création artistique, dans l’audiovisuel, dans les jurys de concours, les femmes n’occupent qu’une place très limitée.

Les rapports de 2012/2013 de l’Observatoire précité, mentionnent même que seulement 24 % des œuvres mises en scène ou chorégraphiées par des femmes ont été diffusées dans les théâtres subventionnés.

Pour la danse, la part des femmes dont les spectacles ont été programmés par les structures labellisées n’a été que de 31 % pour la saison 2013/2014 contre 32 % pour la saison 2012/2013 et 34 % pour celle de 2011/2012.

Force est de constater que la part des femmes impliquées dans la création de spectacles de danse ne progresse pas avec le temps.

Il reste donc beaucoup à faire pour que les femmes, pourtant bien plus nombreuses que les hommes dans l’étude des techniques de la danse et des métiers qui en découlent, puissent accéder plus équitablement aux moyens de diffusion de la création artistique et arriver sans obstacles à la tête des centres chorégraphiques nationaux.

Situation dans les danses en couple

En ce qui concerne l’enseignement et la pratique de la danse sportive, de la danse de salon, l’organisation de spectacles de danses en couple, l’accès aux postes de jurys d’examens et de juges de compétitions, nous pouvons que nous réjouir d’une égalité bien respectée entre les femmes et les hommes, avec parfois même un petit avantage pour celles-ci.

Nous constatons cette réalité dans les écoles de danse de Marseille et dans celles des autres villes de France.

Il faut tout de même relativiser cet état des lieux. Cette parité n’est pas à mettre au crédit de l’altruisme des hommes mais à l’essence même de cette discipline.

Comme cette dernière se pratique essentiellement en couple, pour arriver en haut de la pyramide, les hommes et les femmes ont besoin d’un(e) partenaire de niveau équivalent au leur.

De ce fait, les éléments du couple fonctionnent en tandem, progressent parallèlement dans la hiérarchie de leur discipline, arrivent au même niveau en même temps et accèdent aux mêmes postes de chorégraphes et d’enseignants.

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La source des chiffres publiés dans cette page provient de L’Observatoire des inégalités entre femmes et hommes, dans la culture et la communication.

Nous invitons les lecteurs intéressés par ces questions à consulter les liens de la page ci-dessous, d’où nous avons extrait ces chiffres :


https://www.data.gouv.fr/fr/datasets/egalite-hommes-femmes-dans-la-culture-et-la-communication/


Femmes et hommes dans les écoles de danse

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